Où j’en suis

Cette semaine a été plutôt familiale. J’ai passé beaucoup de temps avec ma belle-famille et ma famille. Je ne suis donc pas partie à la découverte d’endroits magiques. Par contre, j’avais envie de vous jaser un peu de ce qui s’en vient pour moi et des petits obstacles de cette aventure incroyable.

Je suis fière de moi, ça fait quelques semaines que je suis toujours au rendez-vous le dimanche. Et ce, même si j’ai peine à gérer tout ce que j’ai à faire. Entre les devoirs, les activités, mes petites escapades à Matane, je tente de trouver le temps d’écrire. Ce n’est toutefois pas toujours évident. L’idéal, ce serait de pouvoir vivre un peu de mon écriture. J’aimerais avoir cette chance, de gagner de l’argent grâce à mes écrits, ou du moins, ne pas avoir à payer autant. Bon, ça reste l’un de mes projets dont je suis le plus fière et dans lequel j’ai investi le plus. Mais j’ai toujours été rêveuse et je rêve que mon blog devienne une partie intégrante de ma vie. Pour cela, j’ai encore bien du travail à faire.

J’ai aussi beaucoup de travail à faire, car j’ai deux blogs : un français et un anglais. J’ai un peu de problème à tenir les deux à jour. J’essaie, mais j’en pédale un coup. Ce n’est pas grave, car j’ai espoir que je vais atteindre un équilibre un jour. Il faudrait simplement que je sois mieux organisé et surtout, que je ne procrastine pas autant. J’ai tendance à facilement décrocher. Principale raison : séries télés. Je suis une fan fini de séries. J’adore m’amouracher de nouveaux personnages et me laisser porter par ces histoires policières ou fantastiques. C’est vraiment difficile pour moi d’être organisée. Mon copain vous dirait probablement que j’ai un talent inouï pour organiser la vie des autres. J’ai ça naturel, même pas besoin de me le demander. Je vais t’arranger ta journée.

Bref, j’ai plein de beaux projets et quelques problèmes à les mettre en œuvre. L’important, c’est que je ne lâcherai pas de sitôt. Au moins, j’ai du plaisir à faire tout ça. Que ce soit mes activités de fin de semaine que je vous partage ici, mes découvertes culinaires et beauté. J’ai la chance de faire ce que j’aime, ou plutôt, je me donne la chance.

J’ai encore plein d’idées qui s’en viennent ici et sur la version anglaise. Plein de belles recettes qui s’en viennent, des petits articles beauté, des petits endroits cachés et merveilleux, ou pas caché mais tout de même merveilleux et encore plus. J’espère que vous êtes autant excités que moi par rapport à tout ce qui s’en vient.

Etsy, Domaine Cataraqui et la Revanche

Cette fin de semaine, il y avait un regroupement d’artisans Etsy dans la ville de Québec. Étant une amoureuse des produits fait à la main et fait au québec, j’y suis allée avec ma compagne d’aventures Laurie (vous pouvez d’ailleurs visiter son blog anglophone ici). Nous avons marché une 40 de minutes pour s’y rendre et nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. Donc nous nous sommes rendus au Domaine Cataraqui sur la rue St-Louis à Québec et nous avons tout d’abord entrée sur le domaine par la maison du gardien. Au début, on ne savait pas trop où aller, car il n’Y avait que du boisé devant nous. Nous avons donc choisi un petit chemin d’une grande beauté et nous avons marché quelques minutes. Ce fût qu’une fois au bout du petit chemin que nous avons compris l’ampleur de la beauté du domaine. Clairement, nous avions découvert un coin de paradis.

Nous sommes arrivées dans le potager du domaine. Des tournesols, des jolies fleurs et même un hôtel à insectes se présentaient à nous. Cellulaires en main, nous sommes devenus photographes de ce bel endroit. Les bâtiments sont d’une grande beauté. Il y a une ancienne serre avec son air vintage, les bâtiments tous plus beaux les uns que les autres et des fleurs à couper le souffle à tous les coins du domaine. Bref, un délice pour les yeux.

Bien que le domaine en soi est un endroit à découvrir, nous y sommes allées pour faire du repérage Etsy. En effet, nous avons eu la chance de voir des produits québécois et de découvrir différents artistes
(et de prendre quelques cartes d’affaires). Je vous conseille d’ailleurs d’aller visiter leurs pages Etsy afin de les découvrir par vous-mêmes. Pour ma part, je suis tombée en amour avec une photographe qui créer des produits dérivés de ses images.

Bien qu’Etsy fût une belle expérience et que le domaine Cataraqui fût à couper le souffle, ma journée ne s’est pas arrêter là. Avec mon amoureux, je suis allée marcher sur St-Jean, mais surtout, souper à la Revanche, un resto-pub ludique. Le concept étant : Tu as 1500 jeux de sociétés auxquels tu peux jouer. Sincèrement, l’atmosphère est incroyable, le personnel est vraiment cool et la nourriture est délicieuse. J’ai plus qu’aimé ma soirée et le tout a réaffirmé ma passion pour les jeux de tables. Je vous conseille vivement l’endroit, et le chocolat chaud royal!

Les pinceaux Real Techniques by Sam & Nic Chapman

En ce beau dernier mercredi de ce beau mois de septembre, je vous offre mon premier article de critique beauté. En effet, cette semaine je vous parle d’une gamme que j’adore et qui sont abordables.

Quand on y pense, peu de gens ont réellement les moyens de mettre 35 dollars pour un seul pinceau de maquillage, aussi professionnel soit-il. Peu de gens désir mettre ce montant et certains penseront même qu’il est donc impossible de reproduire les maquillages des célébrités dans sa petite salle de bain d’appartement d’étudiant. Et bien détrompez-vous, il y a, en pharmacie, à prix abordable, une gamme de pinceaux créer par deux artistes-maquillages britanniques qui sont plus que parfait pour nos petits budgets.

Depuis quelques mois, j’ai agrémentée ma collection avec les produits RealTechniques. Ces outils fait en poils synthétiques sont parfaits pour l’utilisation quotidienne et sont en vente dans presque toutes les pharmacies ou les entreprises ayant un coin beauté. Encore mieux, les deux créatrices ont une chaîne Youtube (anglophone) expliquant comment utiliser ces derniers. Ainsi, en plus de te donner l’impression d’être une professionnelle, elles te montrent comment l’être pour vrai. Il ne faut pas oublier la facilité d’entretien de ces pinceaux. Ils sont faciles à nettoyer et sèche rapidement (Un article sortira bientôt sur comment laver nos brosses et pinceaux à maquillage.) Alors voici quelques-uns de mes must de la collection.

Tout d’abord, l’une des plus récentes additions à ma collection est leur version du Beauty Blender, une éponge à maquillage parfaite pour estomper le cache-cerne sous les yeux ou dans les endroits où vous l’utilisez. Sincèrement, grâce à cet instrument, je n’ai plus aucun problème à rendre mon maquillage homogène et à éviter les démarcations. Je vous le suggère fortement. Vous pouvez trouver l’éponge Complexion Miracle dans les pharmacies près de chez vous, ou encore ici, sur Amazon.

Par la suite, le pinceau visage, parfait pour mettre le fond de teint.  Expert Face Brush est parfait pour l’application d’une fondation liquide. Si vous êtes familiers avec le ‘’blending’’ en maquillage, il n’y a pas mieux que ça dans la gamme Real Techniques pour l’effectuer. La qualité du résultat est indéniable, car le fini offre une bonne couverture égale en tout point. Vous pouvez vous le procurez ici.

Aussi, une alternative, le Stippling Brush est un passe-partout, car il peut être utilisé avec n’importe quel médium. Que ce soit une fondation liquide, crème ou même en poudre, toutes les options sont possibles. N’ayez pas peur d’essayer plusieurs produits avec cet instrument. Vous y trouverez votre bonheur. Vous pouvez vous le procurez ici.

Sans oublier le pinceau à ombre a paupière, Shading Brush, qui fut ma première expérience avec la marque. J’aime sa forme et le fait qu’il n’est pas immense. C’est donc plus facile de réaliser des maquillages plus détaillés. De plus, sa petite forme permet de réussir à ne pas en mettre trop lorsqu’on désire maquiller le dessous de l’œil. Bref, une petite merveille. Vous pouvez vous le procurez ici.

Et finalement, celui pour les lèvres. De tous les pinceaux pour les lèvres que j’ai eu la chance d’essayer, même un de salon d’esthétique, il est le plus efficace et le plus facile à trainer avec soi. En effet, il a un couvercle qui ne tombe pas, ce qui permet de ne pas mettre du rouge à lèvre partout. Il est utile, facile d’utilisation et agréable à utiliser. Je l’utilise surtout pour faire le contour de mes lèvres lorsque j’ai des rouges à lèvres foncés, comme en automne. Vous pouvez vous le procurez ici.

Bien sûr, il me reste encore de leurs outils à découvrir, mais ils restent l’une de mes marques de pharmacies favorites.

Cueillette de pommes et plaisirs gastronomiques

Cette semaine j’avais l’intention de vous parler de mes plantes, parce que j’aime beaucoup les plantes. Finalement, j’ai fait quelque chose d’encore plus inspirant, et quelque chose qui appelle plus à l’automne. En effet, contrairement à la majorité du peuple québécois, j’aime l’automne. En effet, depuis que j’habite à Québec, dans la ville de Québec, j’aime mieux l’automne que l’été.

Je n’aime pas particulièrement la chaleur, j’aime quand il y a un petit vent qui fait descendre la température de ton corps, comme en Gaspésie. À Québec, les petits vents froids, ça n’existe pas du tout. En fait, c’est plutôt le contraire. Il y a une absence de vent qui nous oblige à installer douze millions de ventilateurs bruyants dans l’appartement et au travail. C’est pourquoi j’attends l’automne avec impatience, parce que tu peux toujours ajouter des vêtements, mais tu ne peux pas en enlever vraiment plus en été. Bref, j’ai fait quelque chose d’automnal pour être sûre qu’elle arrive plus vite!

Je suis allée cueillir des pommes avec la belle-famille. Nous sommes allés sur l’Île d’Orléans. Pour ceux qui ne connaissent pas l’endroit, c’est un vrai petit paradis! Bon, idéalement, j’aurais voulu que les feuilles soient jaunes, oranges et rouges, mais c’était tout de même très beau. (Je prévois d’ailleurs y retourner pour cueillir des pommes une deuxième fois, mais aussi des citrouilles!) Ma belle-famille va toujours au même verger, nous sommes donc allés à celui-ci, soit le Verger Joe Giguère. La propriété est si grande, c’est impressionnant. Croyez-moi, il y en a de la pomme dans ce verger-là!  Il n’y avait que quelques variétés de pommes disponibles, soient la Lobo, la Cortland et la Spartan. Personnellement, la Lobo est ma préférée dans toutes ces sortes et c’est pourquoi j’en ai cueilli plus. En fait, elle est reconnue pour être facile à cuisiner. C’est bien, car j’ai l’intention de faire du beurre de pomme et des compotes de pomme. Peut-être même une tarte ou deux. Je vais d’ailleurs vous partager le tout une fois que je les aurai cuisinés. Nous avons aussi acheté un bon cidre des glaces et puis, un bon jus de pomme.

J’ai vraiment passé une belle journée, car par la suite, nous avons soupé chez mes beaux-parents. En fait mes beaux-parents ne sont pas là, ils sont en voyage au Pérou. C’est plutôt les frères et sœur de mon copain et ses grands-parents. Nous avons tout d’abord fait une partie de  l’Ostie de jeu avec les grands—parents et c’était hilarant. Premièrement, les phrases les plus audacieuses ou déplacées étaient souvent les leurs, même que Denise, la grand-mère a gagné. Tout ça en mangeant du pain (surtout moi) avec un bon fromage St-Paulin (un délice), du beurre de pomme du verger et puis une terrine (pas pour moi, pour eux!). Puis Marc-Antoine, le plus vieux frères de mon copain, nous a fait une petite salade avec des pommes et une tarte aux pommes pour dessert. Oui, le thème était vraiment les pommes fraîchement cueillies!

Ce fût vraiment une belle journée. J’espère avoir la chance de retourner quand l’automne ce sera bien installé pour y voir les feuilles orangés et les champs de citrouilles immenses.

Vie Universitaire : Attentes vs Réalité

Deux semaines d’université sont déjà passées. Ce fût très rapide! En effet, la nouveauté fait toujours passer le temps plus rapidement. Je dois avouer que je m’y plais beaucoup. Les cours sont intéressants; j’apprends vraiment sur ce qui m’intéresse. Il y a beaucoup de lecture à faire, mais ce n’est pas grave, parce que j’aime lire, sinon je n’aurais pas choisi littérature.

Par contre, je m’attendais à me sentir beaucoup plus déboussolée. Ne vous méprenez pas, je suis heureuse. J’ai toutefois été étonnée de voir à quel point c’était différent de ce que je m’étais imaginée. Je pense que je m’imaginais quelque chose de fou : une nouvelle ville, des nouveaux amis, des fêtes et soirées, et peut-être même les résidences. Finalement, ce n’est pas vraiment ça. C’est plutôt une continuité de mes deux dernières années, mais avec plus de travail et un nouveau bâtiment.

La réalité, elle est tout aussi bien, même si elle est différente. J’apprends que la vie nous offre rarement ce qu’on avait imaginé, mais que ce sont ces petits détours qui rendent la vie si intéressante. L’université m’allume. Mes cours de linguistiques et de littératures me rendent heureuses. Avoir ma meilleure amie avec moi est juste complètement magique.

On a déjà deux semaines de passées, et je sens que ça va aller très très vite!

Sur ce, je vous souhaite une belle semaine et à dimanche prochain!

Hommage à mes idoles

Je ne vous ai pas écrit depuis quelques semaines, et je m’en excuse. Je dois avouer que la rentrée à l’université a été… intense et bien occupée. Ce à quoi je ne m’étais décidément pas très bien préparé. Mais je suis de retour, et j’ai quelques idées en tête pour les prochaines semaines.

Aujourd’hui par contre, j’ai décidé de faire un autre article hommage. Par contre, celui-là, il est tout spécial. Je vous ai parlé de ma sœur, je vous ai parlé de mon copain, je vous ai parlé de mes meilleurs amies… mais je ne vous ai pas parlé de deux personnes qui sont plus que importantes, plus qu’indispensables plus que «je-ne-sais-pas-ce-que-je-ferais-sans-eux-dans-ma-vi!»

Aujourd’hui, je vous parle de mes parents.

De ces personnes qui m’ont mise au monde, une qui a souffert plus que l’autre. De ces personnes qui sont la raison de ce que je suis aujourd’hui. De ces personnes qui m’inspirent à chaque instant de ma vie.

Je vais commencer par la personne qui a moins souffert de ma naissance, mon père. C’est vrai, ce n’est pas lui qui a eu la chance d’expulser un être vivant, mais moi j’ai eu la chance de l’avoir comme père.  Mon père, c’est l’homme parfait. Il a ses défauts, mais son tout est juste incroyable. Ce que je veux dire par là, c’est que mon père. Il réussit à m’écouter parler pendant des heures, à ne pas s’effondrer sous le flot de questions constants (parce que oui, j’ai le taux de questions à la minute le plus élevé de l’univers), et juste de réussir à faire ça, il est un homme incroyable. Moi, mon papa, il peut faire de tout. C’est le mécanicien-soudeur-ébéniste-gars de la construction-électricien-plombier-serrurier-et tout le tralala. Un jour, j’ai dit à mon père que je rêvais d’une bibliothèque qui remplirait mon mur dans ma chambre. Mon père m’a fait une bibliothèque comme cela. Un jour, j’ai dit à mon père que j’aurais besoin d’une plus grande table pour mon appartement. Il m’a construit la table de mes rêves. Il est bon mon père pour construire des trucs et réaliser mes rêves. Mais il est encore plus que ça. Mon père, je sais que je peux toujours l’appeler s’il y a un problème. Que si j’avais besoin de lui, il viendrait. Mon père, c’est l’exemple même de la force de caractère et je sais que je pourrai toujours compter sur lui. Bref, je veux marier un gars comme mon père dans la vie. Un gars travaillant, présent, juste, aimant, respectueux, fort et débrouillard. Mon père, je l’aime de tout mon cœur et il restera toujours l’homme le plus important dans ma vie.

L’autre personne la plus importante dans ma vie, c’est ma mère bien sûre! Cette femme merveilleuse et intelligente. Ma mère, je vous le dis, c’est ma meilleure amie. Il n’y a rien que je ne dis pas à ma mère et c’est la première à tout savoir. Si j’ai un problème, si je suis triste, c’est elle que j’appelle. Elle me connaît, elle me comprend et elle sait quoi me dire. Elle respecte toujours mes choix, même quand elle ne ferait pas le même. Ma mère, c’est aussi la meilleure amie qu’on ne peut pas avoir. Je veux dire, si elle n’était pas ma mère, je voudrais être son amie. Elle est mon exemple de ce que je veux être dans la vie. Elle bouge et se dépasse en allant marcher en montagne. Elle aime son travail et elle s’y donne. Elle est douce et aimante, ouverte d’esprit. Elle veut le bien de tout le monde. Ma mère, elle est forte. J’ai rarement rencontré des femmes aussi fortes que ma mère. Ma mère, je suis si fière d’elle que quelques fois, j’en perds mes mots. Quand je la présente à une amie ou un ami, j’ai toujours le gros sourire, parce que pour moi, c’est comme un honneur de pouvoir la présenter aux gens qui m’entourent. Tout le monde devrait rencontrer ma mère. Elle est jeune de cœur. Elle sait s’amuser et rire. Elle apporte toujours du positif et ça, c’est l’une des plus belles qualités de l’univers.

Mes parents, ils sont en amour depuis très longtemps, et pourtant, ils ont encore l’air de s’aimer comme une jeune couple. Mes parents, ils ont vécu beaucoup de choses ensemble et ils sont l’exemple par excellence de ce qu’est un couple, de ce qu’est l’amour.

Je suis partie tôt de la maison. Quelques fois,  j’aurais juste envie d’y retourner vivre. Pourquoi me direz-vous? Tu es libre maintenant. Parce que moi, mes parents, ils ne m’ont jamais empêché de me réaliser. Au contraire, ils sont la raison pourquoi je me dépasse et me réalise. Mais quelques fois, j’aimerais redevenir un enfant et juste être avec eux. Si j’ai un conseil à donner à ceux qui habitent encore chez leurs parents pour leurs études. Restez-y donc! Et profitez de ces beaux moments passés en présence de votre famille. Il n’y a rien de plus beau dans la vie que ça.

 

Merci Maman,

Merci Papa,

Je suis ce que je suis grâce à vous et des milliers d’articles de blog ne pourraient démontrer ma gratitude. Je vous aime!

 

Il n’a pas de photos, parce que je sais qu’ils m’en voudraient si j’osais mettre une photo d’eux sur les internets. 😀 Même si à mon avis, ce sont les plus belles personnes de l’univers!

J’ai pleuré, mais j’ai pleuré d’amitié pas de malheur

La fin de Explore.

La fin du plus bel été de ma vie. Cette année, je vous l’ai répété souvent, c’était magique. Il y avait quelque chose de spécial, de différent avec les étudiants. Je pense que c’est mon approche qui a changé, mais il reste que j’ai vécu une expérience incroyable.

La dernière semaine, ce fût la vente aux enchères, le spectacle de musique et le banquet final. Ce fût une semaine haute en émotions, car tout le monde appréhendaient la fin.

Je suis chanceuse. J’ai appris cette phrase à une étudiante au début et ensuite, elle a dit cela très souvent, car ils sont chanceux ces jeunes anglophones de venir passer 5 semaines à explorer (pas sexplorer) le français. Moi, je suis chanceuse de les avoir rencontrés, parce que j’ai rencontré des frères et des sœurs.

Il y a quelques personnes qui nous marquent un peu plus que d’autres. Je vous ai déjà parlé de deux d’entre eux, mais il y en a beaucoup plus qui m’ont fait évoluer à leur manière. Parce que oui, je suis égocentrique à ce point, les gens me marquent quand ils font évoluer quelque chose en moi. Je vais taire les noms de mes étudiants, mais eux se reconnaîtront probablement. Je vous ai déjà parlé d’un jeune homme dans un article précédent. Ce jeune homme, il se prend souvent pour un dur. Ce que je veux dire par-là, c’est qu’il parle beaucoup en se donnant des allures d’homme fort et peu proche de ses sentiments. Classique! Pourtant, j’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi sensible à l’autre. Si je n’allais pas bien, il le sentait et ne me lâchait pas tant qu’il ne savait pas, ne comprenait pas ce qu’il se passait. Il désire comprendre l’autre, ce qui lui donne une ouverture d’esprit extraordinaire, mais aussi une place spéciale pour moi. Il a été et sera toujours, avec son ami, les petits frères que je n’ai pas eu. Son ami, il est différent, mais un peu semblable à la fois. Il ne se défini pas par le désir de comprendre l’autre, mais par son désir de rendre l’autre heureux. Quand j’avais une mauvaise journée, il trouvait toujours une façon de me faire sourire. Il m’a fait rire plus d’une fois. Il a rendu mon expérience beaucoup plus intéressante, littéralement. Ses histoires d’amour, sa musique et sa confiance me donnait envie de continuer. Je m’accrochais à tout cela quand j’étais fatiguée ou impatiente. J’ai vraiment trouvé des amis, des frères dans ces deux jeunes hommes et j’espère sincèrement les revoir très bientôt.

Il y a aussi eu des jeunes femmes merveilleuses. Elles se sont confiées à moi et je me suis confiée à elles. Ces jeunes sont tellement intéressants. Elles sont dans un moment de leur vie où elles se définissent, où elles trouvent ce qu’elles sont et très franchement, ce que je vois est merveilleux. Elles ont une grande sensibilité et trouveront bientôt leur place dans ce monde.

Je suis la chanceuse qui peut voir ces jeunes grandir et évoluer tout au long de ces cinq semaines. Je ne vois qu’un seul désavantage à tout ça. Pendant ce temps passé avec eux, nous développons des amitiés. Mon travail exige que je puisse quand même appliquer les règles, ce que je fais toujours, mais il reste que certaines personnes deviennent nos amis. Cette année, c’est arrivé et ce qui a été le plus difficile, ce fût de leur dire au revoir.

Le matin après le banquet final, 51 jeunes ont quittés en autobus pour l’aéroport. La moitié de nos étudiants quittaient ce matin-là et l’autre moitié au cours de la journée.  Nous n’avions pas dormi de la nuit. Nous avions parlé et parlé dans ma chambre, nous avons regardé le soleil se lever. Nous avons vécu la plus belle nuit du programme ou la deuxième plus belle. Puis la journée a passé et nous avons passé le temps. J’ai un peu dormi partout. J’étais un peu malade. Mais vous étiez tous là, dans ma chambre, sur mon lit. Je ne pouvais pas aller à vous, donc vous êtes venus à moi. J’ai ri. J’ai pleuré. J’ai dû vous regarder partir avec un bout de mon cœur qui vous appartiendra toujours. J’ai dû dire au revoir alors que je déteste l’au revoir. Vous m’avez offert le plus beau des cadeaux, votre amitié. Je me rappellerai de tout. Tous les moments où vous m’avez fait rire, ou encore, où vous m’avez fait faire des choses que je n’aurais pas fait sans vous, comme les manèges la tête en bas. Avec vous, j’irai n’importe où.  J’avais beaucoup d’émotions, mais rien qui n’osait sortir. Puis, nous avons vécu notre dernier souper tous ensemble, pleins d’émotions. J’ai vidé ma chambre, je ne voulais pas dormir au cinquième étage alors que tout le monde allait être parti. J’ai tout mis dans mon auto, et je me suis fait un lit dans le salon des résidents. Le soir, tous les étudiants qui partaient en train étaient dans ce salon. Nous avons regardés des films.  J’ai dormi, presque en cuillère d’ailleurs. Mais nous étions tous ensemble. Nous étions tous ensemble pour une dernière fois. Je savais que le pire s’en venait. J’allais dire au revoir à certaines personnes ce soir-là, et je savais que malgré tous mes efforts, je n’arriverais pas à me retenir. Vous avez chanté avant que le train arrive. La plus belle chose de ma vie. Puis le train est arrivé et je me rappellerai toujours de cette personne qui m’a prise dans ses bras. À ce moment-là, je n’étais plus la grande sœur, je me sentais comme la petite sœur. Les larmes coulaient, comme elles coulent en ce moment même où j’écris l’article. Quand je vous ai tous dit salut pour la dernière fois, j’avais le cœur brisé. Quand les deux derniers ont embarqués dans le train, je ne pouvais même plus parler. J’avais juste envie de les tirer pour qu’ils restent avec moi.

Je ressens de la frustration. Ça fait trois ans que je fais ce travail, mais je ressens toujours la même incompréhension suite aux départs.

Vous avez changé ma vie. Vous m’avez rendu meilleure. Grâce à vous, je sais encore plus qui je suis et qui je veux être. Merci.

Wanderlust et argent : mauvaise combinaison

Pourquoi est-ce que je veux voyager alors que je suis encore étudiante? On me pose souvent cette question. Pourquoi est-ce que je ne garde pas mon argent pour les études? Premièrement, je suis la pire personne pour gérer l’argent. Je suis encore en train d’apprendre de mes erreurs et croyez-moi, il y en a plusieurs. Par contre, jamais on me fera dire que l’argent que je dépense dans les voyages n’aurait pas dû l’être. Si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est en partie à cause de ce choix que j’ai fait de voyager.

Dernièrement, j’ai pris la décision d’aller en Ontario dans le mois d’août. Est-ce que c’est intelligent financièrement? Probablement pas! Je pense toutefois que j’ai besoin de cette escapade dont je rêve depuis quelques étés. J’y vais parce que je veux revoir des gens qui m’ont marqués, des anciens étudiants Explore. Si j’y réfléchis durant trop longtemps, je me rends bien compte que c’est un peu stupide au niveau monétaire. On m’a même mis dans l’idée que je ne le méritais pas si je ne savais pas gérer mon argent.

Peut-être ont-ils raison, mais le wanderlust, le désir d’aller voir ailleurs est trop fort. Il s’est niché en moi et il gratte, il rugit pour que je l’entende, pour que je réalise quelque chose qui le satisfera. Ce quelque chose, c’est ce petit voyage de quelques jours en Ontario. Un voyage qui me permettra d’aller à l’un des plus grands, sinon le plus grand zoo du Canada. Qui me permettra de rencontrer des gens formidables. Qui m’offre l’occasion de voir à quoi ressemble les universités là-bas, car j’aimerais y faire ma maîtrise.

Ce n’est pas un voyage de trois semaines dans une communauté en difficulté comme j’ai fait en juin, mais c’est un voyage pour moi, pour prendre du temps pour moi.

J’ai de la chance d’avoir eu l’opportunité de voir un peu du monde, mais j’ai aussi le mérite de vouloir et de faire pour pouvoir aussi. Est-ce que je suis égoïste et egocentrique de faire cela? Peut-être. Probablement. Est-ce que je pense que je devrais changer? Non, parce que c’est ce qui me garde en vie. C’est cette fougue et ce wanderlust qui me garde en vie et si je l’ignore encore… alors je perdrai qui je suis et je ne veux plus jamais avoir ce sentiment qui s’immisce dans mon cœur.

Je suis où je vais et j’irai partout!

Ils sont mon énergie, ils me font vivre.

Cette semaine à Explore, j’ai travaillé fort. Ce fut la semaine la plus mouvementée de l’histoire d’Explore, mais aussi la plus épuisante. En plus d’être une semaine difficile à cause des excursions, il y a eu plusieurs problèmes à gérer, des problèmes stressants qui m’ont rendu stressée. Heureusement, j’ai pu finalement danser et la danse m’aide toujours à décompresser.

Donc cette semaine, il y a eu plusieurs activités organisées. Nous avons eu une soirée Great Gatsby, ou en plus simple, soirée Casino. C’était vraiment amusant! Tout le monde était sur son 31 et jouait aux jeux dans la grande salle aux lumières tamisées. Bien qu’il y ait eu quelques problèmes à gérer qui m’ont fait manqués presque la moitié de la soirée, je me suis bien amusée. Ils nous ont fait dire un Tourne-langue en anglais et j’ai gagné. Il faut dire que j’en suis très fière.  J’aimerais tellement que ma prononciation soit parfaite et le fait que j’ai remporté le défi m’encourage à continuer.

Puis il y a eu Beauce-Carnaval. Ok, pour ceux qui me connaissent, je ne suis pas la plus grande fanatique des manèges. Toutefois, pour faire plaisir à des étudiants et me sortir de ma zone de confort, j’ai fait des manèges dont un qui m’a juste… oh mon dieu j’étais certaine que j’allais mourir. J’ai juste crié pendant 5 minutes ou 1 heure, je ne sais plus. Ça m’a paru les plus longues 5 minutes de ma vie. La tête en bas et sa tourne. Oh mon dieu. Ou le manège qui te donne l’impression que tu vas tomber. Par contre, je suis fière de l’avoir fait et j’ai eu vraiment beaucoup de plaisir.

Je suis tellement chanceuse d’avoir un emploi comme celui-là! Je pourrais faire cela toute l’année. Quand je suis ici, je me retrouve et je fais vivre cet enfant en moi que j’ignore quand je suis à l’école. Je fais des choses que je ne ferais pas en temps normal, j’ai de l’énergie et je me réalise. C’est l’un des emplois les plus merveilleux et ça me fend le cœur quand je pense qu’il ne reste qu’un peu plus d’une semaine.

Le samedi et le dimanche, nous étions à Québec. Départ tôt, peu de sommeil. Bref, difficile fin de semaine. Par contre, j’ai eu du plaisir. J’ai découvert des endroits que je ne connaissais pas, même en habitant à Québec. Une autre preuve que je dois vivre plus.  J’ai vu des couples d’étudiants se créer, se briser et évoluer. Croyez-moi, ils sont mignons ces enfants!

Je ne veux pas croire qu’il reste si peu de temps.

Je ne peux pas croire que l’un des meilleurs étés de ma vie se termine bientôt.

Bon, ok, je m’en vais en Ontario pour visiter des anciens étudiants, mais quand même, je ne veux pas que cela se termine.

Leçons de vie par des jeunes de 17 ans, oui oui!

Je vous parle encore de mon merveilleux travail et qu’est-ce qu’on a fait de notre semaine. Nous avons eu une belle semaine, remplie d’activité, de bons moments et de leçons de vie.

Tout d’abord, laissez-moi vous dire que ce fût une belle semaine. Nous avons fait plusieurs activités qui m’ont plu. D’abord, j’ai passé la semaine avec les étudiants, mais vraiment la semaine au complet. Normalement, je commence à travailler à 3h30 de l’après-midi, mais cette semaine, dès 9h30, j’étais dans les classes. Je parlais avec les étudiants, j’ai d’ailleurs peut-être nuit un peu. (hihi) J’ai aidé dans les ateliers. Bref, je participais à la vie de l’école. Je pense que je ne suis tout simplement pas capable de rester à ne rien faire dans ma chambre ici. Je ne sais pas pourquoi, mais mes étés à Rivière-du-loup, ce sont toujours les plus beaux, car je n’arrête jamais. Mon rythme de vie change complètement et en fait, c’est ce genre de vie que j’ai envie de vivre. Le genre qui te donne envie de te lever tous les matins, qui te donne de l’énergie et qui t’empêche de t’écraser devant la télévision. D’ailleurs, j’ai participé à l’atelier de sport et c’était très amusant (et fatiguant!).  Le vendredi, nous sommes allés à la plage de Pohénégamook. Je pense que c’est mon activité favorite d’entre toutes. Il a fait beau soleil. L’eau n’était pas trop froide. Les étudiants avaient le sourire, j’avais le sourire. J’ai nagé, j’ai joué au volley-ball, j’ai pris des photos, j’ai parlé avec des étudiants et j’ai écouté Josh jouer de la guitare. Parlant de guitare, je suis la plus chanceuse monitrice du monde, car chaque soir, un de mes étudiants joue de la musique. Je le suis partout, car quand quelqu’un joue de la musique, c’est comme un aimant. J’adore regarder les gens gratter et écouter les gens chanter, fredonner. Ça me rend heureuse et je me couche le sourire aux lèvres.  Bref, la plage fût plus que merveilleuse. Le samedi, nous sommes allés à Tadoussac. Il pleuvait, donc ce ne fût pas si amusant. Par contre, j’ai vu des bélugas et c’était tellement beau. J’adore les animaux, ça me fascine. (Petite parenthèse, en ce moment un étudiant joue du violon et c’est complètement fou comme c’est beau. Ça accompagne bien mon moment d’écriture. Et en même temps, un joueur de guitare passe devant ma porte.) À Tadoussac, nous avons passé un bon moment dans un restaurant. Nous avons bien mangé et bien rit. Peut-être trop pour la serveuse d’ailleurs. Sur le chemin du retour, j’ai pu écouter un film avec un étudiant (Get Hard) qui m’a tellement fait rire. Je suis vraiment chanceuse d’être entourée par ces jeunes-là.

Je les aime tous, ça c’est incontestable. Il y a cependant toujours quelques personnes qui nous marquent plus. Je pense à un étudiant, je vais taire son nom pour le moment, avec qui j’ai des conversations intéressantes qui m’amènent à me questionner. Je ne sais pas s’il est conscient de la maturité qu’il a dans ses réflexions, mais il m’impressionne beaucoup. Il m’a dit l’autre jour : «Tu sais Carolane, quelques fois dans la vie tu dois faire ce que tu veux faire et non pas ce que tu devrais faire.» Tout bonnement comme ça, une leçon de vie m’est lancée en plein visage par un jeune homme de 17 ans qui continue de parler sans se rendre compte que ce qu’il dit est tellement vrai. Bon après, il fait une connerie et je dois lui dire non en soupirant (mais en souriant dans ma tête parce qu’ils sont trop mignons). Puis il y a cette jeune fille qui me dit : «Moi, ce qui me rend heureuse, c’est de manger des gâteaux au chocolat. C’est simple, c’est une petite chose, mais ça me rend heureuse. Ce sont les petites choses qui nous rendent heureuses dans la vie.» J’étais comme abasourdie. Elle a seulement 17 ans et elle sait déjà tout ça. Quelle maturité. J’en apprends quelques fois plus avec ces jeunes étudiants qu’avec des adultes ou des gens de mon âge. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est l’une des plus belles choses qui m’aient été donné de vivre.

Toutes ces conversations m’amènent à réfléchir sur ma vie et à me demander comment je peux faire pour l’améliorer, pour trouver cet équilibre que je cherche entre une vie active et mon côté relax. Peut-être qu’eux me donneront la réponse avec toutes ces belles réflexions.

Je suis si fière d’avoir la chance de partager tout cela avec eux. Je suis chanceuse, chanceuse de les connaître et de vivre tout cela.

Je suis fière, chanceuse, heureuse, active, pleine d’énergie, positive et tout ça à cause d’eux!