Ils sont mon énergie, ils me font vivre.

Cette semaine à Explore, j’ai travaillé fort. Ce fut la semaine la plus mouvementée de l’histoire d’Explore, mais aussi la plus épuisante. En plus d’être une semaine difficile à cause des excursions, il y a eu plusieurs problèmes à gérer, des problèmes stressants qui m’ont rendu stressée. Heureusement, j’ai pu finalement danser et la danse m’aide toujours à décompresser.

Donc cette semaine, il y a eu plusieurs activités organisées. Nous avons eu une soirée Great Gatsby, ou en plus simple, soirée Casino. C’était vraiment amusant! Tout le monde était sur son 31 et jouait aux jeux dans la grande salle aux lumières tamisées. Bien qu’il y ait eu quelques problèmes à gérer qui m’ont fait manqués presque la moitié de la soirée, je me suis bien amusée. Ils nous ont fait dire un Tourne-langue en anglais et j’ai gagné. Il faut dire que j’en suis très fière.  J’aimerais tellement que ma prononciation soit parfaite et le fait que j’ai remporté le défi m’encourage à continuer.

Puis il y a eu Beauce-Carnaval. Ok, pour ceux qui me connaissent, je ne suis pas la plus grande fanatique des manèges. Toutefois, pour faire plaisir à des étudiants et me sortir de ma zone de confort, j’ai fait des manèges dont un qui m’a juste… oh mon dieu j’étais certaine que j’allais mourir. J’ai juste crié pendant 5 minutes ou 1 heure, je ne sais plus. Ça m’a paru les plus longues 5 minutes de ma vie. La tête en bas et sa tourne. Oh mon dieu. Ou le manège qui te donne l’impression que tu vas tomber. Par contre, je suis fière de l’avoir fait et j’ai eu vraiment beaucoup de plaisir.

Je suis tellement chanceuse d’avoir un emploi comme celui-là! Je pourrais faire cela toute l’année. Quand je suis ici, je me retrouve et je fais vivre cet enfant en moi que j’ignore quand je suis à l’école. Je fais des choses que je ne ferais pas en temps normal, j’ai de l’énergie et je me réalise. C’est l’un des emplois les plus merveilleux et ça me fend le cœur quand je pense qu’il ne reste qu’un peu plus d’une semaine.

Le samedi et le dimanche, nous étions à Québec. Départ tôt, peu de sommeil. Bref, difficile fin de semaine. Par contre, j’ai eu du plaisir. J’ai découvert des endroits que je ne connaissais pas, même en habitant à Québec. Une autre preuve que je dois vivre plus.  J’ai vu des couples d’étudiants se créer, se briser et évoluer. Croyez-moi, ils sont mignons ces enfants!

Je ne veux pas croire qu’il reste si peu de temps.

Je ne peux pas croire que l’un des meilleurs étés de ma vie se termine bientôt.

Bon, ok, je m’en vais en Ontario pour visiter des anciens étudiants, mais quand même, je ne veux pas que cela se termine.

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Leçons de vie par des jeunes de 17 ans, oui oui!

Je vous parle encore de mon merveilleux travail et qu’est-ce qu’on a fait de notre semaine. Nous avons eu une belle semaine, remplie d’activité, de bons moments et de leçons de vie.

Tout d’abord, laissez-moi vous dire que ce fût une belle semaine. Nous avons fait plusieurs activités qui m’ont plu. D’abord, j’ai passé la semaine avec les étudiants, mais vraiment la semaine au complet. Normalement, je commence à travailler à 3h30 de l’après-midi, mais cette semaine, dès 9h30, j’étais dans les classes. Je parlais avec les étudiants, j’ai d’ailleurs peut-être nuit un peu. (hihi) J’ai aidé dans les ateliers. Bref, je participais à la vie de l’école. Je pense que je ne suis tout simplement pas capable de rester à ne rien faire dans ma chambre ici. Je ne sais pas pourquoi, mais mes étés à Rivière-du-loup, ce sont toujours les plus beaux, car je n’arrête jamais. Mon rythme de vie change complètement et en fait, c’est ce genre de vie que j’ai envie de vivre. Le genre qui te donne envie de te lever tous les matins, qui te donne de l’énergie et qui t’empêche de t’écraser devant la télévision. D’ailleurs, j’ai participé à l’atelier de sport et c’était très amusant (et fatiguant!).  Le vendredi, nous sommes allés à la plage de Pohénégamook. Je pense que c’est mon activité favorite d’entre toutes. Il a fait beau soleil. L’eau n’était pas trop froide. Les étudiants avaient le sourire, j’avais le sourire. J’ai nagé, j’ai joué au volley-ball, j’ai pris des photos, j’ai parlé avec des étudiants et j’ai écouté Josh jouer de la guitare. Parlant de guitare, je suis la plus chanceuse monitrice du monde, car chaque soir, un de mes étudiants joue de la musique. Je le suis partout, car quand quelqu’un joue de la musique, c’est comme un aimant. J’adore regarder les gens gratter et écouter les gens chanter, fredonner. Ça me rend heureuse et je me couche le sourire aux lèvres.  Bref, la plage fût plus que merveilleuse. Le samedi, nous sommes allés à Tadoussac. Il pleuvait, donc ce ne fût pas si amusant. Par contre, j’ai vu des bélugas et c’était tellement beau. J’adore les animaux, ça me fascine. (Petite parenthèse, en ce moment un étudiant joue du violon et c’est complètement fou comme c’est beau. Ça accompagne bien mon moment d’écriture. Et en même temps, un joueur de guitare passe devant ma porte.) À Tadoussac, nous avons passé un bon moment dans un restaurant. Nous avons bien mangé et bien rit. Peut-être trop pour la serveuse d’ailleurs. Sur le chemin du retour, j’ai pu écouter un film avec un étudiant (Get Hard) qui m’a tellement fait rire. Je suis vraiment chanceuse d’être entourée par ces jeunes-là.

Je les aime tous, ça c’est incontestable. Il y a cependant toujours quelques personnes qui nous marquent plus. Je pense à un étudiant, je vais taire son nom pour le moment, avec qui j’ai des conversations intéressantes qui m’amènent à me questionner. Je ne sais pas s’il est conscient de la maturité qu’il a dans ses réflexions, mais il m’impressionne beaucoup. Il m’a dit l’autre jour : «Tu sais Carolane, quelques fois dans la vie tu dois faire ce que tu veux faire et non pas ce que tu devrais faire.» Tout bonnement comme ça, une leçon de vie m’est lancée en plein visage par un jeune homme de 17 ans qui continue de parler sans se rendre compte que ce qu’il dit est tellement vrai. Bon après, il fait une connerie et je dois lui dire non en soupirant (mais en souriant dans ma tête parce qu’ils sont trop mignons). Puis il y a cette jeune fille qui me dit : «Moi, ce qui me rend heureuse, c’est de manger des gâteaux au chocolat. C’est simple, c’est une petite chose, mais ça me rend heureuse. Ce sont les petites choses qui nous rendent heureuses dans la vie.» J’étais comme abasourdie. Elle a seulement 17 ans et elle sait déjà tout ça. Quelle maturité. J’en apprends quelques fois plus avec ces jeunes étudiants qu’avec des adultes ou des gens de mon âge. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est l’une des plus belles choses qui m’aient été donné de vivre.

Toutes ces conversations m’amènent à réfléchir sur ma vie et à me demander comment je peux faire pour l’améliorer, pour trouver cet équilibre que je cherche entre une vie active et mon côté relax. Peut-être qu’eux me donneront la réponse avec toutes ces belles réflexions.

Je suis si fière d’avoir la chance de partager tout cela avec eux. Je suis chanceuse, chanceuse de les connaître et de vivre tout cela.

Je suis fière, chanceuse, heureuse, active, pleine d’énergie, positive et tout ça à cause d’eux!

Équateur 2015 : Pan de boda

Les valeurs familiales sont au cœur de tout à Caluqui. Ils façonnent leur manière de vivre et leurs choix quotidiens. Ils sont si généreux avec leur famille et se soutiennent au travers des moments difficiles. Pendant trois semaines, j’ai fait partie de cette grande famille et qu’est-ce qu’on fait en famille? On mange! C’est ainsi qu’un vendredi soir,
nous sommes tous allés chez la famille de Claudy pour cuisiner le pain de mariage traditionnel, manger du cuy et du choclo.

Dans cette famille plus aisée que la moyenne, il y a un énorme, mais vraiment énorme four. C’est la que nous sommes tous allés avec nos familles. Ils nous ont mises à la tâche bien vite pourpréparer le pain de mariage. En fait, c’est l’homme qui doit faire le pain, car l’homme doit donner le pain à sa dame et à la famille afin de demander la main. Par contre, la plupart du temps, ce sont les femmes de la famille de l’homme qui font le pain. Nous avons donc appris à faire du pain. Croyez-moi, c’est physique! Mais tellement amusant. Ça me rappelait quand moi je fais mon pain à la maison. J’ai vraiment adoré cette activité, car nous avons pu côtoyer toutes les familles des étudiants.DSC_0928

Par la suite, ils ont servi du cochon d’inde rôti au four, du choclo et une sauce aux
arachides. Bref, à cause des têtes de cochons d’inde mort partout, j’avais mal à mon petit cœur de végétarienne. Je n’arrivais pas à rester dans la même pièce ou même à penser manger. C’était trop pour moi. Je sais que c’est leur culture et je la respecte, je la découvre, mais je ne peux pas manger de viande et je n’en mangerai pas pour le plaisir de quelqu’un d’autre.

Au bout du compte, malgré la viande, l’expérience fut merveilleuse et je souhaite ce type de découvertes à tout le monde!

Et si je vous disais que j’ai la meilleure job au monde?

Encore cette année, je travaille à l’École de Français de Rivière-du-loup. Un travail qui me permet de rencontrer des personnes formidables, de tisser des liens et de confirmer mes choix de carrière. Je pourrais faire cela toute ma vie, travailler avec des jeunes qui désirent apprendre une autre langue. Le programme Explore est vraiment merveilleux. C’est un endroit où les opportunités fusent pour ces étudiants, où règne une ambiance de partage, de plaisir et de vacances-école.

Durant la semaine de formation, je regrettais un peu d’être venu. Je me disais : «Ah, j’aurais voulu être à Québec!» Mais depuis que les étudiants sont arrivés, je suis bien trop heureuse et occupée, surtout occupée, pour m’ennuyer. Je me lève le matin, je fais du sport, je lis, j’écris, j’aide des étudiants, je refais du sport le soir. Bref, la belle vie. Je suis payée pour faire la belle vie. Est-ce qu’il y a quelque chose de mieux que cela?

J’ai vraiment un emploi exceptionnel. Cette année, on m’a ajouté un défi de plus : j’ai un groupe de gars. Et sincèrement, c’est beaucoup plus amusant. Les garçons ont de l’énergie à revendre, ce qui me permet de dépenser mon propre énergie. Ils sont plus taquins que les filles, donc les rires fusent sur l’étage. Oui, ils vont titiller les limites et quelques fois, ils ont un pied de l’autre côté, mais à l’âge qu’ils ont, j’imagine que c’est normal. Toutefois, ils sont très respectueux, même que je suis surprise à quel point ils le sont avec moi. Bref, je les adopterais tous! Certains pensent que je suis trop naïve pour comprendre quand ils me manquent de respect, je ne pense pas. Je pense que oui je fais confiance aux gens, comme je l’ai toujours fait, mais que je vois le bon côté des gens et des choses. Je pense aussi que après trois ans, j’ai une plus grande sensibilité envers leur situation et que le fait que j’ai vécu la même chose en espagnol l’an passé me rend beaucoup plus compréhensive. Ma vision a beaucoup évolué au cours des années, et mon caractère aussi.

Grâce à eux, je me dépasse toujours plus chaque année. Je ris, je vis. Quand je suis à l’école, j’ai tendance à «faire la patate!» Ici, je bouge toujours. Je me dépasse et me prends en main. Maintenant, le défi sera de continuer ceci cette année et de ne pas retomber dans mes vieilles habitudes. J’apprends beaucoup sur moi , en fait, un peu comme dans tous mes projets. Ça me rend fière de faire cet emploi, et même si je sais que je devrais essayer un autre emploi, on dirait que mon cœur reste accroché à Rivière-du-loup. Cette ville m’a très certainement charmée!

Il y a une semaine de passée, et je regrette qu’elle le soit déjà. J’aimerais que ça dure plus longtemps, car je suis heureuse et pleine d’énergie comme ça ne se peut pas!

Favoris du mois de juin

Il y a longtemps, soit au mois de Janvier, j’ai fait un article sur mes favoris du mois de Janvier. Je reviens encore avec cette idée, mais pour le mois de Juin. Ayant été en voyage durant la majorité du ce mois, j’ai quelques favoris de voyages, mais aussi mes favoris beautés et mes coups de cœur lecture. Voici ce qui a rendu mon mois de juin intéressant.

Côté voyage, j’ai essayé quelques nouveaux produits en Équateur. En effet, je suis allée chez Lush et je me suis procurée des essentiels voyages.  Tout d’abord, si vous n’étiez pas au courant, il existe des pains de shampooing, soit un shampooing en 02736barre, donc plus facile à garder dans le bagage à main lorsque tu prends l’avion. Contrairement à ce que l’on s’imagine, les pains de shampooing sont drôlement efficaces et beaucoup plus moussant que je pensais. Pour ma part, j’avais choisi Proprement vert, un shampooing n’ayant pas une senteur forte, car en voyage, tu ne veux pas attirer les moustiques! J’ai adoré 03096mon expérience avec ce type de shampooing. Toutefois, je recommande l’achat d’un boîtier afin de mieux préserver ce dernier. Bref, j’ai adoré. J’ai aussi essayé le dentifrice en pastilles de Lush, aussi connus sous le nom de comprimés dentaire. J’ai préféré
l’odeur de Dirty, et j’ai adoré le résultat. Facile à transporter, même dans l’avion, nécessitant que très peu d’eau, c’est un indispensable pour les z4404071petits et grands voyageurs. Il est très efficace et tu te sens réellement propre suite à son utilisation. Je le recommande fortement! Puis finalement, je me dois de terminer avec un des produits que j’ai le plus utilisé durant le voyage : l’après soleil vichy. Cette merveille m’a permis de me développer un teint et de me permettre de ne pas ‘’pleumer’’ en bon québécois suite à un coup de soleil.  Un essentiel pour les peaux blanches et sensibles comme moi.

Ensuite, parlons beauté. Depuis le mois de mars, je me suis procurée la palette de maquillage NAKED3 d’Urban Decay, probablement la palette considéré la plus basique et essentielle par les beautyvlogger. Je suis tout à fait d’accord. En effet, elle permet un maquillage subtil au quotidien. Elle permet aussi de rendre les yeux plus lumineux, ce 604214919006_naked3qui est aussi très utile pour les soirées tranquilles. Bref, j’adore les couleurs mattes pour le jour et je préfère les brillantes pour le soir. Je comprends pourquoi cette palette est autant vantée par les professionnels et les moins professionnels. Ensuite, je me suis aussi essayé la ligne de produit pour cheveux Perfectly (un)Done, soit le shampooing, le revitalisant, la mousse, l’atomiseur sel marin et le fixatif. Le shampooing et le revitalisant sont merveilleux. À eux seuls, ils me permettent d’avoir de plus belles boucles. Par contre, la mousse est encore mieux pour avoir des bouclesdownload légèrement plus définies et larges. Quant au spray, il créer l’effet ‘’beachwaves’’ tant aimé en été. Du moins, par moi, car je l’adore. TRESEmmé est probablement le produit de pharmacie le plus efficace que j’ai essayé depuis longtemps. Pour avoir mieux, il faut aller en salon et débourser légèrement plus. Par contre, étant une fervente amoureuse de mes cheveux, si quelqu’un les coupe, je meurs, ce shampooing me convient même plus que certains produits de salon.  Bref, je le recommande.

Par la suite, j’aimerais vous partager mes coups de cœur au niveau de la lecture. Au cours des derniers deux mois, j’ai lu énormément de livres. Plusieurs sur l’armée, le 1360709-gfconflit en Afghanistan, les forces spéciales,… L’un que j’ai particulièrement aimé fût Mon Afghanistan de Steve Jourdain. Ce livre m’a permis de comprendre un peu mieux la réalité d’un soldat. Il est certain que je ne peux savoir si tout est vrai, mais je me questionnais beaucoup quant à la réalité des soldats sur le terrain, à quoi peut ressembler leur quotidien. Bien sûre, il ne répond pas à toutes mes questions et en soulèvent d’autres, mais ce livre m’a fait voyager dans un quotidien qui n’est pas le mien et qui est très loin du mien. J’ai aussi aimé sa façon d’écrire. Pour quelqu’un n’ayant pas un emploi dans le domaine de l’écriture, j’ai aimé sa plume. Il vulgarise bien et nous aide à comprendre le métier. Il y a des moments difficiles dans ce livre, des moments 3d_mo_9782896495764poignants et tristes. Toutefois, comparé à un autre livre que j’ai lu, soit L’Afghanicide : cette guerre qu’on ne voulait pas gagner de Martin Forgues, il y a un certain espoir transmis par M. Jourdain. Le deuxième est plutôt sombre, mais aide à voir plus d’une facette de ce conflit armée. Il est plus philosophique, mais tout autant intéressant. J’oserais même avancé qu’ils vont de pairs. J’ai aussi lu plusieurs autres livres sur le sujet, mais je ne partagerai pas tout ici, mais je tiens à remercier Claude Abud, qui m’a suggéré tous ces livres pour m’aider à comprendre mieux l’armée et ses aspects. Un autre livre m’a agréablement surpris. En fait, j’avais quelques attentes41G6VwWGTmL._SX307_BO1,204,203,200_ étant donné que j’avais eu la chance de lire cet auteur en français, soit James Patterson, mais les versions originales sont encore meilleures. Je n’ai pas lu, mais j’ai dévoré 1st to die : Women’s murder club no1. C’est un policier qui m’a beaucoup plu, probablement parce que les personnages principaux sont des femmes, ce que l’on voit rarement dans le domaine du policier, ou du moins, plus rarement que les hommes. L’intrigue est intéressante, car elle est professionnelle, mais aussi au niveau personnelle du personnage principale. Je le recommande très fortement aux amoureux des policiers, car Patterson est un incontournable du genre.

Finalement, j’aimerais terminer en vous proposant un verre de Kiju Orange-Mange, un jus biologique et tellement bon au goût que je ne peux m’empêcher de saliver à l’idée d’en boire un verre. Bien qu’un peu plus coûteux, il vaut la peine. Essayer-le!

*Toutes les images ont été prises sur les sites officiels et les liens sont en rose.

Équateur 2015 : Escuela

Un autre aspect de mon voyage qui m’a beaucoup marqué, et ce durant les deux voyages, c’est la différence de l’éducation ici et là-bas. En effet, leur réalité et leur culture étant différentes des nôtres, leur manière d’enseigner est totalement différente, et quelques fois difficile à comprendre.DSC_0836

Tout d’abord, je me dois de vous dire que je ne dis pas que notre façon de faire est meilleure, je remarque seulement les différences entre les deux. Je pense qu’il n’existe pas une bonne manière de faire, mais bien plusieurs qui sont adaptés à différentes situations. Ils ne fonctionnent pas comme nous, mais cela ne veut pas absolument dire qu’ils ont tort. En fait, peut-être avons-nous des choses à apprendre d’eux.

Ce qui m’a le plus frappé, c’est le manque de discipline et d’encadrement dans les écoles. En effet, les enfants font à peu près ce qu’ils veulent. Ils n’écoutent pas, se tirent des objets et l’enseignant continue d’écrire au tableau comme si de rien n’était. Quelques fois, on entend crier de façon excessive, car un enseignant pète un câble, mais ça ne change rien, car ils ne font que crier, ils n’encadrent pas plus. Leurs récrés s’allongent toujours, et même que quelques fois, ils nous semblent qu’ils passent la journée à courir partout, à ne pas être en classe. Par contDSC_0850re, les enfants ont toujours le sourire, dépensent toute l’énergie qu’ils ont. Ils sont vivants.

Ensuite, les enseignants n’ont pas un niveau d’étude élevé, ce qui rend l’enseignement quelques fois erroné. Par exemple, une enseignante a déjà dit à sa classe que le Canada ne fait pas partie de l’Amérique Latine parce qu’il ne produit pas de matière première.  J’étais estomaquée d’assister à ceci. De voir à quel point les enseignants ne sont pas outillés pour donner de la matière juste à leurs étudiants. Parce qu’au fond, c’est surtout un manque de ressources que les enseignants vivent qui amènent des situations comme celle-ci.DSC_0190

Je ne sais pas comment le système scolaire équatorien se développera au cours des prochaines années en Équateur, mais j’espère qu’ils trouveront un moyen d’offrir aux étudiants un enseignement plus juste et un environnement de travail idéal. Je ne crois pas avoir toutes les réponses, loin de là, mais je constate qu’il y a du travail à faire dans ce domaine. J’espère fortement qu’ils trouveront un juste milieu entre le traditionnel et le moderne.

Équateur 2015 : Comida

Voilà, c’est maintenant le temps de vous partager un premier pan de mon aventure équatorienne. Cette fois-ci, je vous parlerai de la nourriture, ou la bouffe en bon québécois, car ma relation avec celle-ci était bien différente de la dernière fois.

En effet, elle était mieux dans un sens, pire dans une autre. Elle était plus diversifiée que l’an passé, bien qu’elle consiste toujours de riz et de patates en grande majorité. Par contre, j’ai eu beaucoup plus de variété dans les recettes et les agencements. Un peu plus d’œufs aussi, un essentiel étant donné que c’était mes seules protéines dû au fait que je ne mange pas de viande. Par contre, j’ai eu une fois des crevettes. C’était délicieux! Il y a aussi beaucoup de soupes et de pain. Les déjeuners ne sont pas comme au Canada, souvent, ça sera le même repas toute la journée, donc le matin aussi. Il est toujours un peu surprenant de recevoir une soupe aux patates un lundi matin. Eau, patates, coriandre. C’est bon, mais pas trop souvent! Il est certain que tout est bon, le seul problème c’est le manque de diversité. Toutefois, on s’y fait rapidement, car c’est culturel, et on y va pour ça non ?

Seul hic, j’ai peur de manger. Quand je suis chez moi, ou au Québec, je mange souvent trop, car j’adore la nourriture. Quand je suis en voyage, j’ai si peur de faire unefood-in-ecuador-choclo-con-queso crise d’intestin ou d’avoir mal au ventre, que je me méfie de tout. J’ai peur du lait, du fromage. J’évite le choclo, le maïs, le popcorn. Je ne mange pas trop de lentilles, ou au moins, avec beaucoup de riz. J’en fais une fixation. Je ne suis pas difficile dans la vie, mais en voyage, j’en deviens presque exécrable.  C’est toujours plus compliqué à cause de moi, déjà que je suis végétarienne.

D’ailleurs, c’est plutôt incompris comme concept le végétarisme. C’est impensable que je ne désire pas manger de viande et pas de cobaye. J’essaie bien de leur expliqué que c’est que je n’arrive pas à le digérer, mais ils trouvent le tout comique. Ils ressentent beaucoup d’incompréhension face à cela et moi, quelque peu de gêne. Par contre, ça fait partie des adaptations que je dois faire. Je ne peux manger de viandes, mais je peux être conciliante.

La nourriture est sujette à être l’aspect le plus difficile dans ces types de voyage. C’est beaucoup d’adaptations et pour le corps, et pour l’esprit. Par contre, toutes ces découvertes culinaires valent la peine. Peut-être vous partagerai-je une de mes recettes équatoriennes d’ici peu!

Sur ce, bon appétit et à la semaine prochaine!