Histoire d’amour

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Ne jamais laissez un homme barbu avec des bobépines.

J’ai parlé de ma sœur. J’ai parlé de mes meilleures amies, mais je n’ai pas encore parlé de lui. Lui, c’est Charles-Éric. Charles-Éric, c’est mon conjoint. La raison pourquoi je n’ai pas encore écrit sur lui est que je ne veux pas le partager. Il est tellement merveilleux, vous allez le vouloir dans votre vie aussi, j’en suis certaine.

En effet, il est merveilleux. Aujourd’hui, j’ai décidé qu’il me fallait lui faire un hommage écrit, à la vue de tous. Parce que quand on partage notre vie avec quelqu’un d’aussi exceptionnel, il faut le partager. Ne serait-ce que pour démontrer que le bonheur existe et que l’homme presque parfait aussi.

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Été 2014

Il y a maintenant 9 ans que nous nous connaissons. Nous étions dans les mêmes classes lors de notre immersion anglaise ainsi que notre secondaire. Par contre, bien que nous avions des amis en commun, nous n’étions pas proche. Puis en secondaire 5, en cours de chimie, nous sommes devenus co-équipiers (au plus grand désarroi de notre ami Félix qui était bien déçu que j’ai volé son ami). Je ne me souviens plus pourquoi nous avons décidés de nous unir alors que nous ne parlions pas beaucoup ensemble. Toutefois, il m’avoua plus tard qu’il m’avait dans la mire depuis un instant. (Oui, j’en suis bien fière!) Le temps et notre ami Félix a fait son œuvre, nous rappelant constamment que nous pourrions faire un beau couple. Puis un jour, Charles-Éric a tenté de draguer. Du haut de mes 16 ans inexpérimentés, j’ai bien failli perdre connaissance. Un gars. Un gars s’intéresse à moi. Je trouvais le tout difficile à croire. J’ai même fermé mon cellulaire et couper toute communication le temps d’une nuit. Le lendemain, j’essayais de paraître normal… mais on peut s’entendre pour dire que je ne l’avais pas du tout.

Typique moi, j’ai paniqué et je lui ai dit que je ne voulais être que son amie. (oui, oui, j’ai fait cela…) Je l’ai ‘’friendzoné’’. Heureusement pour nous, Charles-Éric est plutôt tenace et têtu. Je dois avouer qu’il a été patient. Il a fait comme si de rien était, comme s’il acceptait le fait que je ne voulais être que son amie. Mais au fond, je crois qu’il s’était dit qu’il ne lâcherait pas si facilement.

À 16 ans, je regardais surtout les garçons de type joueur de football avec un beau sourire, mais pas toujours très intelligent, malheureusement. (Les stéréotypes du secondaire, ils sont réels. J’espère que ces gars ont changés aujourd’hui. Du moins, je leur souhaite.) J’ai eu plusieurs déceptions. L’une m’a particulièrement marquée. Au risque qu’il se reconnaisse, je vais faire une petite parenthèse de mon conjoint pour vous partager cette brève expérience. En effet, moi et le gars en question nous fréquentions depuis quelques mois. Au moment où je lui ai dit que j’étais intéressé, il a pris peur (je pense) et le lendemain, il sortait avec une autre fille. Oh dieu que j’ai pleuré. C’est peut-être l’une des raisons pourquoi je ne pouvais pas faire confiance par la suite.  Mais bon, que serait l’adolescence sans les peines d’amour!

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Noël 2013

De retour à Charles-Éric. Nous avons passé pas moins de trois mois à se tourner autour, presque littéralement. Je me rappelle encore son regard perçant qui me regardait droit dans les yeux à chaque midi, comme s’il scrutait mon âme. J’étais gênée, mais flattée. Puis, il a probablement les plus beaux yeux de l’univers donc, ce n’était pas désagréable de tenir son regard. Un jour, il m’a invité à souper chez lui. Oh le stress. Vous ne pouvez imaginer, probablement que oui en fait, mais ouh la la, j’avais les papillons, croyez moi. Sachez que Charles-Éric est très très intelligent. Je me disais que quand j’allais être avec sa famille, j’allais avoir l’air quelque peu sotte. Il faut dire qu’ils ont une réputation de petits génies! Mais bon, ce ne fut pas ce a quoi je m’attendais. De plus, il avait aussi invité le fameux Félix, donc j’avais quelqu’un qui comme moi, n’étais pas de la famille. Nous avons mangé, joué à des jeux de sociétés et écouté un film. Tout au long du film, je me demandais pourquoi il ne me prenait pas la main. Bon, ici, il est important que savoir que je lui avais dit que c’était seulement en ami que j’allais chez lui, pas plus. (ah les filles, ce n’est jamais claires!) En fait, je ne le savais pas avant cette soirée-là que j’étais tombée amoureuse. Quand ma mère est venue me chercher, que j’ai pris place dans la voiture, je lui ai tout de suite dit : «Je vais sortir avec Charles-Éric.» Nous sommes allés au cinéma, nous nous sommes embrassés et voilà nous étions ensemble.

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Noël 2013

Depuis trois ans je partage la vie d’un homme qui sait ce qu’il veut dans la vie, qui fait tout pour atteindre ses buts, qui a des opinions et les défends, qui aime s’obstiner avec moi. Un homme taquin, drôle, joueur, attentionné, passionné, intelligent, allumé, raisonnable, calme, posé. Un homme qui sait me comprendre, qui a la patience de m’écouter, parce que je parle beaucoup. Qui me soutient et m’encourage dans mes projets. Qui sait quoi faire quand je suis malade, quand je panique, quand je pense trop. Qui a des buts semblables aux miens. Charles-Éric, il a reçu une bourse d’excellence dans son programme et il la mérite pleinement. Il sait travailler.

Depuis que nous sommes ensemble, j’ai pu le voir évolué et s’épanouir au travers de ses projets ainsi que de ses obstacles. Quand il fait face à un obstacle, il le surmonte avec brillo et avec positivisme.

C’est d’un homme comme lui que j’ai besoin dans ma vie. Quelqu’un qui me garde sur terre quand j’ai la tête dans les nuages, qui me pousse à dépasser mes limites même lorsque je suis réticente. Qui ne m’empêche jamais de me réaliser et surtout, qui me respecte.

Charles-Éric, c’est tout cela et bien plus encore.

Et NON, je ne le partagerai pas !

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Merci Félix pour tes efforts. Grâce à toi j’ai maintenant un homme merveilleux dans ma vie.

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Grand Départ 2015

Dimanche le 24 mai 2015

Il est environ 9hoo du matin et nous allons bientôt partir pour l’Équateur. Nos bagages sont enregistrés et pour certains, ils sont emballés dans des cocons de plastiques à 12$ pour ne pas briser les sacs.

C’est aujourd’hui le grand départ pour cette grande aventure. C’est aujourd’hui que 12 jeunes quittent le Québec pour vivre une expérience hors du commun dans les andes équatoriennes. Je me rappelle moi-même mon départ l’an dernier. La fébrilité, les sentiments mélangés d’appréhension et d’incompréhension. Bref, ce sont trois semaines montagnes russes qu’ils et qu’elles s’en vont vivre et je suis la chanceuse qui les accompagne dans cette aventure haute en couleur.

Je leur souhaite le meilleur des voyages et on se redonne des nouvelles bientôt!

Pourquoi je n’aime pas la politique.

Depuis deux ans, j’ai découvert le monde du syndicalisme étudiant et de la politique cégepienne. Mon expérience comme secrétaire m’a enseigné plus que je ne l’aurais imaginé sur ces deux mondes étroitement liés. J’ai appris sur son fonctionnement, ses avantages, ses inconvénients, ses obstacles et ses raisons d’être. J’ai vu ses bons côtés… mais aussi ces mauvais côtés.

Dans un cégep, il y a toute sorte d’étudiants. Fils à papa, grands sportifs, artistes et beaucoup d’autres stéréotypes et préjugés parfois trop vrais. Il y aussi beaucoup d’idéaux politique. Par contre, ils sont quelque peu polarisé entre trois grandes catégories : les je m’en fou, les gauchistes et les gens de droite. Pour faire simple, je les catégorise comme cela, bien qu’il y soit énormément plus de nuances que celles-ci. Pour faire court, les je m’en fou porte bien leur nom. Ils ne se préoccupent pas de la vie étudiante dans leur cégep, des enjeux de leur cégep ou des problèmes de profilage politique de leur cégep. La plupart ont leurs études déjà payé, n’ont pas de gros problèmes financiers et sont généralement facilement convaincu que dès que le gouvernement, ou l’administration du Cégep dit quelque chose, c’est vrai. (Parce que, vous savez, sinon ils ne le diraient pas!) Par la suite, il y a les gauchistes. Souvent décrits comme des hippies communistes consommateurs de substances illicites ou des égocentriques. Heureusement, ils sont plus que cela. Ils sont souvent passionnés par la société. Ils tentent de la comprendre et rêve d’un avenir meilleur pour tous. Ils sont ouverts sur des problèmes comme la place des autochtones dans notre société ou les différentes sexualités. Finalement, il y a les gens de droite.  Ceux qui sont en général d’accord ou plus ou moins d’accord avec le gouvernement. Qui croit en un système plutôt capitaliste et libéral. Souvent d’accord avec la direction et rarement contre la hausse des frais. (Notez que je généralise pour le bien de cet article, car aucun des groupes n’est sans exceptions et/ou nuances.)

Bref, tout un spectre de croyances et de façon de voir le monde. Bien que je crois me qualifier comme centre-gauche sur le spectre politique, je déteste la politique.  Je crois que notre politique va mal et que malheureusement, on n’y fait rien en tant que peuple. Mais ce qui me dérange le plus dans la politique, ce sont les attitudes. C’est la haine voué au camp adverse. Une haine et un irrespect simplement basé sur une opinion différente. Cette haine commence lors des campagnes politiques, où les politiciens ne font que salir l’autre avec l’espoir d’être le moins sale. Cette manière de faire les choses s’étend maintenant partout. En effet, la même chose se produit lors des campagnes électorales des associations étudiantes dans les cégeps. Ce n’est pas normal que déjà, au début de notre initiation au monde politique, déjà la haine et les propos irrespectueux sont coutumes. Le tout m’attriste grandement. Le fait que deux étudiants ne sont pas capables de se parler dans le respect, ou d’oser apprendre à connaître l’autre dû à ses croyances politiques. Ou encore, que des étudiants, appuyant une administration castrante, aide aux suspensions politiques.

Ça me dépasse, qu’en tant que peuple, on accepte qu’un gouvernement empêche nos enseignants de manifester ou qu’on diminue nos droits de signifier notre mécontentement en entourant la grève de règles contraignantes. Je ne suis pas pour la grève à tout prix. Je ne suis pas pour sortir dans la rue dès qu’on nous dit non. Mais je suis contre nous empêcher de le faire.

C’est pourquoi le 1er mai 2015. Je me suis levée tôt pour aller me joindre à ses enseignants qui ont dit non à un gouvernement contrôlant assoiffé de pouvoir et capitaliste. Non à un gouvernement qui coupe dans des acquis. Parce que oui, nos acquis valent ÉNORMÉMENT plus que leur profit.

J’aime mon Québec et je pense qu’il est important de supporter un mouvement qui se bat pour tous. Ou du moins, agir avec respect avec eux.

Absence et absence encore.

Je devrais probablement me faire pardonner une si longue absence sur le blog. Je devrais probablement vous dire que je m’excuse de ne pas avoir su garder le rythme. Toutefois, même si ce blog a beaucoup d’importance à mes yeux, mes études en ont encore plus. J’aurais dû écrire quelques articles d’avance afin de me préparer à cette absence de temps durant ma fin de session, mais je ne l’ai pas fait et je n’ai donc pas publié ces quelques dernières semaines. Je tenterai d’écrire quelques articles cette semaine, car je serai en Équateur trois semaines à partir de ce dimanche.

Et oui, le grand départ est dans une semaine. Je suis toute excitée d’y retourner. Revoir des gens qui ont changé ma vie plus qu’ils ne le pensent. Redécouvrir cet endroit merveilleux qu’est la région d’Otavalo. Bref, une belle expérience qui s’en vient pour une deuxième fois.

Puis tout de suite après, j’ai un petit deux semaines de congé pour me préparer à ma troisième été à l’école de français. Encore une fois, une belle expérience qui se profile. De plus, on rajoute un défi cette année, mon groupe sera constitué de filles, mais aussi de garçons. J’ai hâte de les rencontrer tous ces jeunes qui viennent apprendre ma langue maternelle.

Puis après, retour à Québec où l’université m’attend, mais où Laurie, ma belle amie, m’attends pour commencer une aventure étudiante.

J’ai plein de projets (comme toujours) et je rêve déjà des prochains. Je vais tenter de me reprendre cet été, pour les articles. C’est promis !

Je vous aime et j’ai hâte de vous écrire plus souvent.

P.S.: Voici quelques photos pour vous donner un avant-goût des prochains articles.

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