Équateur 2014 : Retour de voyage et retour sur moi-même

17 JUIN – JOUR DE RETOUR

Nous avons maintenant quitté l’Équateur. Nous devions prendre l’avion à 23h00, mais nous sommes partis à 1h00. Arrivée à Atlanta, nous apprenons que notre avion sera retardé. Rendu à ce point dans le voyage, dans un aéroport aux États-Unis, j’ai vraiment hâte de retrouver mon lit.

Par contre, je me sens déprimée. Pas simplement parce que l’expérience est terminée, mais parce que j’avais encore beaucoup à vivre. J’ai l’impression qu’il me faudrait encore des mois pour vraiment retirer tout ce que je devrais de cette aventure. Une chose est certaine, je me suis fait de bons amis. Ariane, Ève, Laurie, Xavier, et plus encore. J’ai appris à connaître des gens plus merveilleux les uns que les autres. J’ai une chance inouïe d’avoir partagé cela avec eux.  Je n’ai pas envie que notre gang se sépare, que nos soirées cartes et jasettes soient terminées… même si je sais que c’est déjà le cas. Je pense qu’au fond, j’ai peur que les gens oublient ce que l’on a vécu. Pas notre expérience là-bas, mais ce qu’on a vécu entre nous. Bref, écrire cela me donne envie de pleurer. J’ai le cœur gros j’oserais dire. La vie en Amérique Latine va me manquer. Le temps beaucoup plus au ralenti, mes apprentissages, les gens, les enfants tellement heureux de nous voir… Tout ça n’est plus mon quotidien et ça me brise le cœur.

Je sais que mon intérêt à être accompagnatrice s’est rendu à Steve, le responsable d’AVES, mais je ne sais ni ce que mon accompagnateur dira de moi, ni ce que Steve en pensera. Je ne suis probablement pas qualifiée, n’ayant fait qu’un seul voyage en Amérique latine. Je n’ai pas le meilleur espagnol et j’ai vécu un énorme choc culturel. Je suis jeune, et bref, je ne sais pas. Mais oh là là, j’aimerais tellement ça ! En plus, ça me permettrait de revenir, et ça, je le veux.

Bon, mon humeur ne correspond pas au fait que ce fut la plus belle expérience de ma vie. Je me sens mal d’être déprimée, mais en même temps, je ne comprends pas comment on peut se sentir autrement quand on vient de quitter un endroit aussi merveilleux. Je me sens tout à l’envers.

Je viens aussi d’apprendre que les accompagnateurs voudraient bien que je témoigne de mon expérience en octobre prochain. Avec plaisir!

Cette expérience a aussi réveillée en moi un désir de perfectionner mon espagnol toujours grandissant.  Je vais trouver des séries, des youtuber, des films, des livres en espagnol et je vais m’améliorer. Ça sera beaucoup de travail, mais au moins, j’atteindrai l’un de mes objectifs de vie : être trilingue. En plus que j’aimerais travailler dans un pays latinos ou en Espagne (ou n’importe où dans le monde en fait).  Comme j’aimerais aussi travailler en Angleterre, car l’accent British… wow ! Bon, je pense que je suis un peu exaltée. J’ai déjà envie de repartir et de découvrir le monde. Ça me travaille en-dedans.

Et juste comme ça, il est 1h10 et on n’est pas encore décollés (on était supposés partir à 9h30).

Nous sommes partis, il est 2h00.

Nous sommes en autobus vers Québec et je déprime.

Ceci est ma dernière ligne dans ce merveilleux journal : EUH QU’EST-CE QUE JE FAIS AU QUÉBEC ? RENVOYEZ-MOI LÀ-BAS, SVP ! C’EST LAID ICI, TOUT CE BÉTON. JE VEUX IMBABURA, JE VEUX CALUQUI, JE VEUX MA FAMILLE, JE VEUX ELVIA, JE VEUX… LA LIBERTÉ ET LE SENTIMENT D’EXISTER!

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