Équateur 2014 : Je ne veux pas partir !

9 juin

Je ne me sens pas bien ce matin, encore. Du genre, je ne pense pas me rendre au centre infantile. Je vais probablement rester couchée et écouter la télé. D’ailleurs, c’est un peu étrange d’écrire ça. Je m’attendais à ce que ma vie en Équateur n’ait pas cette possibilité d’écouter la télé quand ça ne va pas bien. Et pourtant, je suis là, à me dire que je vais faire ça. Je crois que c’est difficile de me faire à l’idée. Pour m’occuper ce matin, je vais transcrire les recettes équatoriennes que Gabriella m’a données.

Quelque chose qui me manque un peu du Québec, c’est de cuisiner ma propre bouffe. J’ai hâte de manger ce que je veux et d’avoir un contrôle sur ce que je mange.

J’ai eu une journée assez tranquille, mais énergisante à la fois. Je pense que c’est essentiel de s’arrêter un peu quand tu fais un voyage comme cela, parce que c’est tellement d’informations en même temps que même si tu ne travailles pas dans un IGA, ou que tu ne vas pas à l’école, c’est intense pour le cerveau.

Par contre, je pense que je ne comprends simplement pas pourquoi il ne reste qu’une semaine. Très sincèrement, je trouve ça con. Je suis bien maintenant. Je n’ai plus la même définition du confort non plus. Je pense que ce que j’ai compris, c’est que je n’ai pas besoin de tous ce que je pensais pour être heureuse. Beaucoup d’aspects de ma vie sont devenus facultatifs, alors qu’auparavant, ils me paraissaient non-négligeables. Il me reste encore beaucoup de chemin à faire pour vraiment comprendre la réalité à laquelle je suis confrontée en ce moment, mais surtout, je dois améliorer mon espagnol.

Il ne reste que quatre jours dans la communauté et six jours en tout. Dire qu’au tout début, je comptais les jours avant de partir. Maintenant, je ne m’imagine même pas quitter Caluqui. C’est fou, mais avant, je ne réalisais pas que j’allais être en Équateur et là, je ne réalise pas que je vais partir.

Malgré tout ce qu’on m’a dit, l’expérience que je vis en ce moment, c’est inimaginable. C’est enrichissant et tout ce que je décris ici, c’est même pas le quart de ce que je vis. Wow, c’est le seul mot qui peut offrir un semblant de comment je me sens en ce moment.

Ce que je peux vous dire, et ce, sans aucun doute, c’est que la coopération internationale, ça va faire partie de ma vie.

Je ne veux pas partir.

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