Rouge Noirceur

Voici un poème composé à la suite de la lecture de Paroles de Jacques Prévert.

 

 

Du sang.

Partout, c’est tout!

Rouge, épais, foncé,

Glissant, tachant,

Étendu, comme un lac,

Un lac… vivant ?

Non, sans vague,

Plat, sans vent,

Étendue, sans courant.

Plus rien,

Mais tout.

Tout plein,

De sang.

Mais rien,

Plus rien.

 

Sur mes mains,

S’étend le sang,

Sur mes bras,

Sur mon chandail blanc.

La mort est ironique,

J’étais blanche, je suis rouge.

Il était rouge, il est blanc.

J’étais silencieuse,

J’étais oubliée.

On avait un accord,

Il n’était plus d’accord,

Pourtant, je fus muette.

Je suis muette,

Engagement respecté,

Je n’ai pas parlé.

Mais jamais il ne m’a dit,

Ne reviens pas,

Ne te venge pas.

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